09.10.2006
NAIM NOUREDDINE, UN MAÎTRE DE LA MUSIQUE BERBERE MAROCAINE.
Naîm Noureddine est un spécialiste de la chanson amazighen « revisitée », fusion entre les sons berbère, gnaoui et même latino.
A son actif, deux albums . Lorsqu’il apparaît sur la scène dans les années 80, cet artiste marocain à la fois compositeur et chanteur est présenté comme un innovateur de « la chanson soussie instrumentalisée à l’occidentale ». Un style musical qu’il a également pratiqué lorsqu’il faisait partie du groupe « Ousmène » .
Aujourd’hui, il revendique et défend l’authenticité de sa musique. Il rejette le qualificatif de folklorique. Bien au contraire, c’est une musique populaire dans le sens le plus noble du terme et son vœu le plus cher est de la présenter au plus grand nombre . En y injectant des sons occidentaux ou africains, elle devient alors plus accessible. Pour cette raison, il se fixe pour mission de la diffuser dans le monde entier dans le cadre de festivals internationaux ; non seulement, c’est un moyen de se faire connaître artistiquement mais c’est aussi un enrichissement personnel et culturel de par les échanges et les rencontres qui s’y effectuent.
En 1996, par exemple, sa passion l’a mené jusqu’au Mali pour représenter le Maroc au Festival de sable à Tombouctou.
Au niveau national, il a chanté à plusieurs reprises dans de nombreuses soirées musicales organisées par la R.T.M. D’ailleurs, c’est en 1986 qu’il obtient la première place au concours télévisé « Adwae al Madina » animé par Ahmed El Alaoui.
Il a participé au Festival des Arts de Marrakech et à de multiples manifestations artistiques berbères. Les thèmes abordés dans ses chansons sont divers : l’amour, la femme, la société, etc. Son prochain disque fera appel à une voix féminine . Elle l’accompagnera pour former une série de duos. Ce projet lui tient réellement à cœur . Avec ce nouvel album, ce sera peut-être pour lui, l’occasion de faire une tournée à l’étranger et ainsi de sillonner le monde, dans le but de sensibiliser un large public à cet autre aspect de la musique marocaine.
Contact : noureddinenaami@yahoo.fr
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19.07.2006
SUGABABES
Au centre, Amelle Berrabah.
Une brève information pour nos teenagers férus de musique pop commerciale made in G.B :
le « girls band » anglais Sugababes compte une nouvelle recrue, une certaine Amelle Berrabah, d’origine marocaine. Formé en 1998 , ce groupe composé de 3 lolitas a cartonné dans le monde entier et a accumulé les tubes . Notre jeune marocaine remplace Mutya Buena, ex-membre et l'une des fondatrices de ce trio de charme. Ce dernier continue toujours de faire rêver les nombreux fans , en général un public adolescent. Leur tout dernier album s’intitule « Taller in more ways »
Amelle Berrabah, 21 ans déclare : : « pendant des années, j'ai rêvé d'intégrer le showbiz mais jamais je n'avais rêvé d'être un jour la troisième Sugababes . Elles représentent le plus grand groupe de filles dans le pays et absolument le seul groupe que je n'aurai jamais pensé intégrer ».
Elle rejoint donc les Chico Slimani, Karima Adebibe, Laila Rouass, Lazywall, toutes des personnalités aux racines marocaines et faisant partie du british showbizz.
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20.06.2006
SOULFINGER EXPERIENCE
« Soulfinger Experience » chante la soul dans la langue de Molière et « ça le fait » !!!!! Soulfinger, ex DJ , est le fondateur de ce groupe qui a su adapter des textes en français à cette musique black « made in USA » qui est la soul. Marvin Gaye ou Stevie Wonder (et bien d’autres) sont ses maîtres en la matière et l’inspirent profondément. Mais, on ressent également une infuence d’artistes français tels que Michel Berger ou Michel Jonaz. A son actif, un premier album sorti en 2004, « Juste une pause », très bien accueilli par le public. En 2005, ce musicien belge d’origine afro-espagnole à la fois auteur, compositeur et producteur décide d’écrire de nouvelles chansons. Il fait alors appel à Rizlene , la chanteuse et Donche, le claviériste pour constituer un trio explosif et ainsi réaliser un deuxième album. Ce dernier est intitulé « Tout est possible ». Pour avoir une idée de cette oeuvre, il suffit d’écouter les extraits de morceaux tels que « moi-même » et «nos retrouvailles » qui figurent sur leur site officiel : soulfinger-music.com
« Nos retrouvailles » est un duo avec Chris Mayne (membre du groupe français Native). « Soulfinger Experience » présente donc un style unique dans le paysage musical francophone. « Soulfinger ou le parfait mélange entre la pop et la soul », c’est ainsi qu’ils se définissent, une fusion entre la soul et la pop, le tout interprété en français .
Cette aventure musicale les a mené jusqu’à New-York en passant par Paris et leur a permis de s’entourer des meilleurs musiciens pour obtenir un son parfait. Rizlene, ancienne choriste belgo-marocaine, ( ses parents sont originaires de Casablanca et d’Oujda), encense les chansons avec sa voix soul très suave et parfois aux notes jazzy . C’est avec douceur et émotion qu’elle interprète par exemple « Depuis si longtemps », l’un de leurs opus. Leur musique est donc à consommer sans modération. Des mélodies marquées par les thèmes de l’espoir et de l’amour ( tradition soul oblige !) , des textes écrits de manière sobre et poétique, une voix exceptionnelle, c’est le secret de "Soulfinger Experience". A découvrir impérativement !
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22.05.2006
LAZYWALL
Ce groupe de rock alternatif britannique se compose de John, Nao et Monz, diminutifs de Naofal et de Mondher . Ces derniers sont tout simplement originaires du Maroc, plus exactement de Tanger. Ce sont les membres phares de ce trio puisque Nao, en est à la fois le chanteur et le bassiste et Monz le batteur.Lazywall est de plus en plus populaire en Grande-Bretagne. Le nom de « Lazywall » ( en français, mur paresseux) est insolite et à vrai-dire surprend ! Il correspond en réalité à la traduction en arabe de « sour el meegazine », esplanade mythique de la ville de Tanger qui domine le port, la Medina et le Détroit de Gibraltar ; un petit clin d'oeil donc à la ville de leur enfance et adolescence !
En 2003, John le guitariste, les rejoint et le groupe se forme en élisant domicile à Reading dans le Berkshire.
Aujourd'hui, Lazywall affiche complet dans la plupart des concerts donnés au Royaume-Uni. Ce succès et cette notoriété grandissante se justifient par leur talent, leurs efforts , leur ténacité et par leur présence régulière sur la scène musicale britannique.
Ils participent à de nombreux festivals et tournées et ceci à travers toute la Grande-Bretagne et sont répertoriés parmi les grands groupes de rock alternatif anglais. Leur site officiel , http://www.lazywall.com/ vous en dira plus long et en étonnera plus d'un !
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08.04.2006
CHICO SLIMANI
18:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.11.2005
OMAR METIOUI
Omar Metioui est né en 1962 à Tanger. En 1974, il s’inscrit au Conservatoire de musique pour y apprendre le solfège et y étudier la musique arabo-andalouse . Très rapidement, en 1976, il rejoint l’Orchestre principal de musique andalouse de Tanger « El Arbi s-Siyyar » en tant que luthiste et chanteur. Quelques années plus tard, il obtient le diplôme de pharmacien en Belgique, une profession qu’il exerce toujours ! De 1987 à 1994, il est premier luthiste de l’orchestre du Conservatoire de Tanger dirigé par maître Ahmed Zaitouni et de 1991 à 1994, celui de l’orchestre du ministère des Affaires culturelles . En 1994, il fonde « Ibn Baya », un groupe hispano-marocain de musique andalouse et en 1997, il crée deux troupes dites : l’Ensemble Al-Shustari, consacré à la musique soufie et l’ensemble
Al-Ala Al-Andalusiya spécialisé dans la musique andalou-maghrébine. La formation Ibn-Baya est donc constituée à la fois de musiciens marocains et espagnols. Ibn Baya est l’autre nom donné au célèbre musicien, médecin et philosophe Avenpace (Zaragoza 1070-Fez 1130). Omar Metioui, à travers ce groupe, a une réelle volonté de réunir les deux héritages de Al-Andalus qui ont été ignorés pendant des siècles. Il souhaite donner une nouvelle dimension et une nouvelle forme d’interprétation à la musique arabo-andalouse . En voici la définition qu’il lui donne:
« La musique arabo-andalouse est le résultat d’un métissage entre la musique arabe venue de l’Orient, la musique afro-berbère du Maghreb et la musique pratiquée dans la péninsule Ibérique avant l’année 711, date à laquelle Tariq Ibn Ziyad traverse le détroit pour conquérir l’Andalousie. En effet, cette région, terre de brassage entre plusieurs civilisations, donne lieu à une éclosion sans précédent d’un art musical qui connaît un développement fulgurant pendant plus de huit siècles aussi bien en Andalousie qu’au Maghreb. »
Seule une collaboration avec des spécialistes de la musique médiévale espagnole peut l’aider à s’engager dans une telle aventure. En effet, ce partenariat a pour projet ambitieux de faire revivre les oeuvres ( textes et musique ) et les instruments de cette période de l’histoire marquée par la richesse culturelle.
D’ailleurs, notre Tangérois ne se contente pas de jouer de la musique andalouse . Il est, de surcroît, musicologue.
En 1995, le Centre de documentation musical de l’Andalousie de Grenade le sollicite pour la transcription et la translittération des «noubas» andalouses. La tradition musicale arabo-andalouse repose sur une forme stricte qui est la «nouba». Celle-ci est une suite de pièces vocales et instrumentales d'un même mode qui se jouait à une heure précise de la journée. Son autre préoccupation est la sauvegarde du patrimoine musical des grands maîtres marocains, tels que Moulay Ahmed Loukili, Abdelkkrim Raïs et Mohamed Ben Larbi Temsamani à qui il a dédié une biographie et quelques textes à travers quelques CD : L’ensemble Al-Shustari doit son appellation au grand poète mystique andalou Abu-Hassan Al Shustari ( 1212-1269). Ce dernier est né à Shustar , près de Guadix .
Il s’installe par la suite au Maroc, à Rabat et à Meknès. Sa soif de spiritualité et de soufisme le mène jusqu’en Perse et au Moyen-Orient. Aujourd’hui, Omar Metioui, par la création de cet orchestre, se fixe pour mission de présenter et de diffuser, et ceci dans le monde entier, un répertoire mystique soufi traditionnel dans toute sa splendeur et sa profondeur. En participant à des conférences, des festivals et des concerts internationaux, notre virtuose permet à cette musique d’être accessible au plus grand nombre et ainsi de gagner chaque jour un peu plus d’adeptes en quête de sérénité et de plénitude. Ce travail apparait aussi sur de nombreux enregistrements, d’où une discographie importante et variée.


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