mercredi, 10 décembre 2008
LA REPUBLIQUE DU CENTRE
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mardi, 04 novembre 2008
"DE TANGER A TOMBOUCTOU"
C'est à Beaugency, charmante petite ville située à quelques kilomètres d'Orléans, dans le département du Loiret, que se tient actuellement, le festival "Femmes d'ailleurs, Femmes à l'honneur".
Une série de manifestations liées à l'Afrique se dérouleront durant 2 mois. J' y ai participé en exposant des photographies de Tanger,
"De Tanger à Tombouctou" tel est le titre de cette exposition, y ont collaboré d'autres artistes français amoureux de l'Afrique .
BEAUGENCY ET LE VERNISSAGE EN IMAGES :
Beaugency
Pont de Beaugency, La Loire
Pittoresque ! N'est-ce pas Tchaikovsky ?!
Je déambule dans les ruelles de Beaugency
Lieu de l'exposition : Eglise Saint-Etienne
Devant l'Eglise, les Africaines vues par l'artiste Guy Dorgelet
Etaient également exposées les photographies des journalistes, à la fois reporters , photographes et éditeurs, Catherine et Bernard Desjeux
( Editions Grandvaux ).

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samedi, 09 août 2008
RENCONTRE AVEC SANAA HAMRI
Sanaa Hamri est considérée comme une icône en matière de réalisation de vidéo-clips aux Etats-Unis. Une pléthore de stars américaines de la soul et du R&B, telles que Mariah Carey, Destiny’s Child, Dr Dre, P.Diddy, Prince, Jay Z ont collaboré avec elle. Son parcours est féérique.
Rencontre à Tanger avec cette réalisatrice hors-pair :
C’est à la Kasbah qu’elle m’a fixé rendez-vous. Elle arrive, fraîche et souriante , en Djellaba s’il-vous-plaît et m’ explique dans son parler tangérois parfait que déambuler dans les ruelles de La Médina est un jeu qui lui procure un bonheur intense. Je l ’ai suivie jusqu’à sa demeure et en véritable guide, elle m’ a raconté pendant ce trajet dédaléen , quelques anecdotes liées à la Kasbah , son Q.G.
Curieuse et observatrice, éveillée et émerveillée, ses sens semblent toujours à l’affût.
Sanaa Hamri est plus que sympatique : un amour de femme, un modèle de simplicité! C’est sur ce même ton calme et enjoué qu’elle a présenté son parcours professionnel, digne d’un conte de fée.
En 1992, Mlle Hamri , 17 ans, quitte son Tanger natal pour poursuivre des études de cours dramatiques au « Sarah Lawrence College » à New-York. Quelques temps après avoir obtenu son diplôme, elle apprend que le prestigieux directeur cinématographique de photographie américain , Malik Sayeed, est à la recherche d’une assistante pour sa société de post-production « Saleem Inc ». Sanaa cherchant à l’époque un job, répond immédiatement à l’ annonce. Bingo : elle est engagée ! Une aubaine qui va la propulser rapidement dans l’univers de l’industrie musicale ! Au départ, elle ne dispose d’ aucune notion des techniques de réalisation . Mais, grâce à sa curiosité, sa volonté, son esprit créatif et son ambition, elle a su convaincre et encenser Malik Sayeed qui deviendra alors une sorte de Pygmalion. Très vite, il va lui confier ses premiers clips .
Séduite par ses vidéos, Mariah Carey fait appel à elle et devient son amie . Elle l’accompagne même dans ses tournées internationales. C’est le cas également de l’ex-Love Symbol, Mister Prince . Elle gagne ainsi la confiance d’autres chanteurs de renommée internationale : Sting, Missy Elliott, Mary J..Blige, R.Kelly, Lenny Kravitz, Alicia Keys, etc.
C’est en 2004 qu’ elle va franchir le pas de la réalisation cinématographique. En effet, sa première comédie sentimentale « Something New » est sortie sur les écrans aux U.S.A en février 2005 et a été produite par Focus Features, filiale d’Universal Pictures.
En 2006, elle rejoint l’univers cathodique en réalisant le 11ème épisode de la 3 ème saison de la série-culte, « Desperate Housewives » , intitulé "No Fits, No Fights, No Feuds" .
En 2007 , La Warner Bros la désigne pour mettre en scène le deuxième volet de
"The Sisterhood of the Traveling Pants"( « Quatre filles et un jean) , un long-métrage adapté de l’un des romans de l'américaine Ann Brashares, avec comme tête d’affiche America Ferrera ( Mlle « Ugly Betty » ) . Sa sortie aux USA est prévue pour août 2008 et offrira sans doute de très jolies scènes puisqu'en partie, tourné dans la pittoresque île de Santorini, en Grèce.
Au fur et à mesure qu’elle me livrait son histoire, Sanaa m’ invitait à visiter les différentes pièces de sa bâtisse. L’âme de son père y est omniprésente. En effet, ses tableaux et illustrations y sont exposés dans chaque recoin de la maison.
Le regretté Mohamed Hamri (1930-2000 ), est connu pour ses peintures et ses expositions internationales mais également pour avoir côtoyé les intellectuels de la « Beat Generation », Paul Bowles, William Burroughs, Brion Gysin et pour les avoir initiés à la musique de son village natal, Joujouka ; une musique qui est toujours d’actualité et qui a largement traversé nos frontières.
De père en fille, cette réussite artistique rythmée par des rencontres déterminantes ne fait que se perpétuer. Sanaa Hamri, elle, ne cesse de prendre du galon à Hollywood. Nominée deux fois en 2007 pour les « NAACP Image Awards » pour son film « Something New » et pour son clip « Black Sweat », le magazine américain « The Hollywood Reporter » l’a présentée comme une « Power Director » ( traduire : réalisatrice d’influence ) !
En fin de cette journée plus qu’ enrichissante, cette femme d’exception me confie que c’est à Tanger, qu’elle vient se ressourcer aussi souvent que possible, loin de Beverly-Hills et loin du show-bizz américain. Elle y retrouve simplicité, odeurs et couleurs, une atmosphère paisible qui la replonge dans son enfance et adolescence.
Elle me révèle aussi qu’elle croit profondément en la baraka que lui a transmis son cher père et aux valeurs qu’il lui a inculquées et qu’ elle désire entreprendre moult projets au Maroc mais ne pourra les dévoiler qu'au moment venu !Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
