vendredi, 01 décembre 2006

LE TANGER INTEMPOREL D'APPERLEY.

 

´Santón árabe´´Mendigo árabe´´Spiridion, el turista en Tánger´´Mohammed´´Tahir, jefe bateador del Tangier Tent Club´´Haddú´

´Una puerta en Tánger´´La Alcazaba, Tánger´´Zoco marroquí, Rabat´

 

Ce peintre anglais né en 1884 est issu d'une famille puritaine de tradition militaire. Sa passion pour la peinture déplait fortement à son entourage aristocratique. Néanmoins, il parvient finalement, non sans mal, à embrasser la carrière de peintre. Ses premiers tableaux sont exposés à la « Royal Academy », prestigieuse institution artistique britannique basée à Londres.C'est dans le quartier du Marshan qu'il a élu domicile dans les années 30. En 1917, il s'exile à Grenade. Sa période espagnole fut riche en créativité : une grande partie des ses magnifiques œuvres y ont vu le jour. En 1933, en raison de la guerre civile, il décide de quitter l'Espagne pour s'installer à Tanger. Elle fut sa grande source d'inspiration, sa muse. C'est dans le quartier de Marshan qu'il a acquis une villa. Cette demeure telle un promontoire accueillait également son atelier qui lui permettait de contempler les côtes espagnoles et qui lui apportait cette sérénité si chère aux artistes. Apperley aimait déambuler dans les ruelles en forme de labyrinthe du vieux Tanger, et en particulier dans le Grand Socco.Sa promenade matinale sur le boulevard Pasteur était devenue un rituel. C'était une manière pour lui de puiser l'inspiration et de se ressourcer. En réalité, tout le subjuguait et le captivait dans cette ville : la beauté de sa baie, le bleu parfait de son ciel, l'exotisme de la Médina, l'animation des souks, sa population , etc . Cela lui rappelait parfois l'ambiance chaleureuse de l'Andalousie. Mais, il pouvait aussi jouir de la quiétude proposée par certains coins pittoresques et uniques de la ville (les Grottes d'Hercule, le Cap Malabata, etc).Apperley écoula des jours heureux à Tanger. En effet, il y exposait ( à l'Hôtel Minzah en 1944, à la Bibliothèque Publique Espagnole en 1949, à l'Hôtel Rembrandt en 1957); il y recevait (clients, amis, touristes, curieux, artistes). Sa résidence était un véritable musée où était disposées une multitude d'objets d'art, et sans oublier les myriades de toiles qu'il réalisait. Il a participé activement et intensément à la vie culturelle et sociale du Tanger de l'époque, avec un enchantement, un optimisme et une joie de vivre qui lui étaient propres. Il y vécut jusqu'à sa mort en 1960 et fut inhumé dans le cimetière anglais "Saint-Andrews" de la ville. A travers donc les tableaux de ce peintre orientaliste, ce sont des portraits et des paysages d'un Tanger intemporel que l'on retrouve.

lundi, 20 novembre 2006

LEILA GHANDI AU PAYS DES SHERPAS.

Expédition VTT pour la reporter marocaine :

 

Leila GHANDI au pays des Sherpas
Cette globe-trotteuse d'à peine 26 ans suit actuellement une expédition de VTT pour Imaj'Production, une société de production française spécialisée dans le reportage sportif.

Toujours munie de son inséparable appareil-photo, passionnée et déterminée, c'est dans les conditions climatiques les plus rudes qu'elle couvre ce grand périple, non sans danger.

Cependant, c'est l'occasion pour elle de rencontrer le peuple sherpa. Ce dernier est une ethnie originellement tibétaine qui s'est ensuite dispersée dans toutes les régions himalayennes. La capitale Namche Bazar est une petite ville située au pied de l'Everest.

Les sherpas sont des montagnards, ne craignant pas les rigueurs de l'altitude. Grâce à leurs facultés d'adaptation physiologique tout à fait uniques, ils détiennent tous les records d'ascension de l'Everest.

Voici ce que Leila écrit durant ce séjour : 


Le 10 novembre, nous quittons Namché Bazar pour nous diriger vers Gokio. Mais nous n'emprunterons pas la route généralement utilisée par les trekkers. Nous emprunterons la route des anciens. Celle des tibétains.   La vallée du Nangpa la. Impressionnant espace d'infinis flanqué entre les montagnes. Un paysage lunaire, enneigé par endroits, nous ouvre ses bras. Nous ne rencontrerons pas de touristes. Juste ces caravanes de yaks menées par les commerçants tibétains qui parcourent cette route depuis des siècles. Nous rejoignons d'abord Tamé, en passant par de nombreux petits villages.   A chaque fois, ce sera sous l'escorte d'enfants que nous passerons d'un village à l'autre. Des cris de joie, des fous-rire, des yeux écarquillés, accompagneront leurs « cycle, cycle! ». Leur enthousiasme leur donnait l'énergie de parcourir les sentiers accidentés en courant. Puis, lorsqu'ils commençaient à trop s'éloigner de leur maison, ils s'arrêtaient, et nous regardaient nous éloigner. De Tamé à Lungden, la route est très sauvage.   A notre grand bonheur. Des rochers, des rivières, des ravins, des falaises, de la neige, de la glace, des sentiers caillouteux, des crètes très étroites... Pour ne pas perdre l'équilibre, il ne fallait pas regarder en bas. Juste marcher, juste rouler. Et ne pas quitter l'horizon du regard. Comme si de rien n'était. Et comme s'il était normal d'être là, à vélo.


En plus de son travail photographique et journalistique, notre aventurière tient toujours un carnet de route qui retrace les impressions ressenties lors de ses voyages si lointains.

 

vendredi, 03 novembre 2006

MAGAZINE PARADE

Voici ce que le magazine féminin marocain "Parade" (numéro du mois de novembre 2006, p12, "Coup de Pouce") a écrit à propos de mon travail photographique

 "La photo, elle s'y adonne en dilettante, ce qui ne l'empêche pas d'être à la fois passionnée et douée. De photos surréalistes aux photos noir et blanc, Imane Chair pose son regard sur des objets du quotidien qu'elle immortalise et transcende".