vendredi, 15 décembre 2006

DECALAGE A LA SQALA

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 EXPOSITION-PHOTOS A LA SQALA A CASABLANCA :

 

DECALAGE EST LE TITRE DE CETTE EXPOSITION  

 

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"A dévorer des yeux,  la Sqala accueille les oeuvres de la photographe Iman Chair Haidar, un "Décalage" entre des explosions de couleurs et des vues insolites en noir et blanc.
Parce qu'il faut aussi nourrir son imagination ... "
( flyer de l'exposition)

 

jeudi, 07 décembre 2006

FIFM, FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE MARRAKECH 2006

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 Retrouvez sur le site du FIFM quelques-uns de mes articles :

 

lundi, 04 décembre 2006

MOHAMED ZIANI : article paru sur le site officiel du FIFM.

 

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Mohamed Ziani lors d'un voyage culturel en Chine.

 

Comédien, metteur en scène , il fut le premier réalisateur de la Télévision Marocaine. Il  occupa également la fonction  de directeur du Centre Cinématographique Marocain dans les années 70. Rarement cité dans la presse marocaine, ce casablancais de souche a pourtant collaboré avec les acteurs les plus prestigieux, nationaux et internationaux.
Très jeune, il quitta le Maroc, guidé par son audace, son ambition et sa passion pour le théâtre. Il étudia les Arts Dramatiques en France et en ex-URSS .
Le grand tournant dans sa vie fut la rencontre avec Gérard Philippe à la Comédie Française, avec qui il se lia d’amitié. Il lui proposa des rôles au théâtre et même de jouer à ses côtés au cinéma , dans « La meilleure Part »
 ( 1955), un film d’Yves Allégret adapté du roman de Philippe Saint-Gil. Il y incarna  le personnage de Ali. Il fit aussi une apparition dans une pièce mise en scène par Jean Genet. Durant cette période française, Mohamed Ziani fréquenta une élite  artistique confirmée. Lorsqu’il manifesta son désir de réaliser , Gérard Philippe l’encouragea vivement et lui dit :

 « je suis très heureux pour toi que tu aies trouvé un métier qui ne t’éloigne pas des préoccupations du comédien. Devenir créateur et créateur d’images, faire sentir au public ce que la plume ni le pinceau ne pourrait exprimer : le mouvement. Quoi de plus beau ! Cerner le silence, isoler un geste, oui, c’est un beau métier. »

 
Cependant, nostalgique du Maroc, il décida de rentrer pour s’y installer de manière définitive. En 1961, de retour, il eut l’opportunité et le privilège de participer au tournage du mythique « Laurence d’Arabie »,  en tant que premier assistant du réalisateur britannique David Lean et croisa alors Peter O’Toole, Omar Sharif et Alec Guiness.
Fort de toutes  ses expériences , il travailla pour la RTM pour ensuite la  diriger pendant quelques années , avant d’être nommé à la tête du C.C.M. Il se transforma alors en homme de culture et de communication . Il côtoya  une multitude d’artistes et d’intellectuels occidentaux , égyptiens et marocains. Il sympathisa avec Paolo Pier Pasolini,  fréquenta Abdelhalim Hafez, etc .

Généreux, solidaire, apprécié par le plus grand nombre, il fut l’ami de tous. Toujours fidèle à sa passion première, il ne cessa jamais  de rêver , d’imaginer et de créer. En 1977, sa pièce « Derham el halal » qui fut diffusée par la RTM connut un succès populaire. En 1988, on le verra dans « Sortie de route », un long-métrage de l’italien Bruno Mattéi.
Le métier de réalisateur, il l’a exercé jusqu’au dernier soupir puisque en janvier 1989 ,  il s’éteint à Marrakech à l’âge de 54 ans sur le tournage de ce qui aurait pu être sa dernière œuvre ou (qui sait ?) son dernier chef-d’œuvre
.